Le L.C.A, un agrégateur de l’identité numérique

Grâce au web d’aujourd’hui, le web 2.0, dit « web conversationnel », il est désormais à la portée de tout le monde de s’exprimer, de répondre à un article posté sur un blog, d’échanger avec ses amis sur les réseaux sociaux. En permettant technologiquement de rendre visible immédiatement nos publications, il ouvre donc la discussion à un nombre illimité d’acteurs, donc de points de vue. Ce web est constitué de flux d’informations, il est perpétuellement en mouvement, rythmé par nos interventions. L’intelligence collective possède désormais un réel support d’interactions et de discussions : le web 2.0.

Notre présence sur les réseaux sociaux et les plateformes collaboratives est diverse, variée, spécifique ou bien générique. Elle est surtout multiple car il existe une très grande diversité de plateformes : twitter, facebook, blogs, myspace, diigo, viadeo, linkedin, flickr, delicious…

Sur ces supports, on partage, on s’exprime, on se montre, on se perd aussi.

Chaque support possède son point fort, sa spécificité, qui nous incite à y être présents. Deux tiers des internautes se rendent sur les réseaux sociaux ( Nielsen, Global faces and network places, 2009 ). Par exemple, on va parler de musique sur myspace, on va parler d’actualité sur son blog, on va parler de notre vie privée sur facebook, et de notre travail sur twitter. Aller sur un réseau social est dorénavant la 4ème activité online la plus populaire (Nielsen, Global faces and network places, 2009 ).

Quelques chiffres sur les réseaux sociaux :

  • 5,000,000,000: nombre de minutes passées sur Facebook chaque jour
  • 1 392%: taux d’augmentation mensuel d’utilisateurs de Twitter de janvier à février 2009
  • 5,000,000: nombre de supporters actifs de Barack Obama à travers 15 réseaux sociaux

(Source : blog influence digitale )

Google, roi des moteurs de recherches joue son rôle d’annuaire de l’information en répertoriant et en rendant visible nos traces, laissées sur les différentes plateformes du web 2.0.

Dans un article de novövision, on comprend bien la problématique qui naît de ce « nouveau » web de flux. Ces flux sont divers et multiples ; ils amplifient notre visibilité sur Internet en faisant remonter les informations diffusées online. Mais ils sont aussi instantanés et éphémères. Chaque nouvelle information apportée par un flux est vite éclipsée par d’autres informations encore plus récentes (on calcule ici à la seconde près). Les flux sont utiles dans une recherche ciblant l’actualité car ils permettent d’avoir des informations à jour. Or, construire son identité numérique est un acte pérenne. Il ne s’agit plus de gérer des informations ponctuelles mais la globalité du processus de promotion de son identité. Depuis la réflexion, en passant par la création, puis la publication et jusqu’à la diffusion de nos traces sur la toile, il faut du temps, une certaine stratégie et des outils.

Cette façon de porter attention à notre identité numérique, à la façon dont on parle de nous et à ce qu’on entend dire de nous, s’appelle le personal branding.

Pour plus d’informations sur le sujet :
« Faut-il surveiller votre réputation sur Internet? » rédigé par Olivier Zara.
« C’est quoi la marque personnelle. » écrit par Gilles Noble.

La notion n’est pas nouvelle, elle est juste un rééquilibrage logique suite à la mutation du web de fond (unidirectionnel, différé, où seuls les initiés pouvaient prendre la parole) en web de flux. Le personal branding, ou gestion d’une marque personnelle, vise à mettre en avant ses compétences, ses talents. Qu’ils soient personnels ou professionnels, numériques ou réels, peu importe, on parle ici de talents. C’est l’individu dans sa globalité qui est valorisé dans le but de développer son réseau. Autrement dit, l’objectif est de rassembler nos traces pour mieux les rendre visibles et leurs donner du sens, les une par rapport aux autres.

Cette stratégie de personal branding peut être mise à mal justement parce qu’il est difficile de gérer toutes les informations naviguant sur les flux, toutes les traces sur le web, qui sont laissées par nous-mêmes ou par les autres. Il devient par conséquent évident, qu’un outil permettant de fédérer les informations qui parlent de nous, serait la clé de voûte de cette stratégie de personal branding et de mise en relation.

C’est dans ce contexte qu’un outil L.C.A prend du sens.

Un Live Contact Aggregator est un service online d’agrégation de contact en direct. Il permet de diffuser des informations toujours à jour sur un internaute mais également de renvoyer vers ses plateformes (réseaux sociaux, blogs…). L’objectif est d’accélérer la mise en relation : les coordonnées personnelles et professionnelles y sont inscrites, et les liens vers les plateformes de l’internaute permettent d’accéder à ses profils et de l’ajouter à son réseau. Toujours dans cet objectif de faciliter la mise en relation, un L.C.A pallie les confusions liées à la question de l’homonymie. Il ne permet pas d’agir sur les plateformes conversationnelles, il est une porte d’accès vers elles. Ce n’est pas un support d’échanges avec des interlocuteurs, c’est un moyen d’être en contact avec eux plus rapidement.

En novembre 2008, Tim Van Damme crée son propre « business card website ». Depuis, des services L.C.A ont été créés, dont Tsooji qui a été inauguré en août 2009. Il se décline en deux offres : l’offre de service gratuite destinée à tous les internautes et l’offre de service B2B qui intéresse déjà des entreprises. Un L.C.A est diffusable facilement mais de façon contrôlée pour valoriser son identité. Associé à une url unique, il peut être intégré en signature de mail et en badges sur son blog par exemple. S’utilisant sur Internet, il peut être référencé ou non sur Google. Son format particulier offre un accès optimisé sur les téléphones mobiles. Les éditeurs de solutions L.C.A cherchent des dispositifs de transmission indépendants d’une connexion internet, c’est-à-dire plus riches que la seule diffusion d’une url. Parmi ces solutions, Tsooji propose que l’url du support soit convertie en code barre 2D.

Un « code barre 2D » ou « code Quick Response » fonctionne comme un code barre classique. Il est la représentation de données numériques. Il renvoie par exemple vers une url, une adresse mail, etc. Contrairement à un code barre classique, il permet de stocker beaucoup de données. Chaque Tsooji correspond à un code barre 2D spécifique. L’utilisateur se charge d’éditer son code sur l’une ou l’autre des plateformes disponibles dans la mesure où plusieurs normes existent aujourd’hui. Il suffit ensuite de scanner le code barre 2D avec la caméra d’un téléphone mobile pour accéder au Tsooji. Il existe plusieurs lecteurs de codes barres 2D sur le marché (http://www.scanlife.com, http://www.i-nigma.com, http://www.flashcode.fr, http://www.y01.fr…). Attention cependant, chaque lecteur est malheureusement le plus souvent associé à une norme unique. Ce service n’est malheureusement pas universel. (Pour plus d’infos : http://www.mobilecrossmedia.com/) Espérons que ce le soit prochainement !

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2 Responses to Le L.C.A, un agrégateur de l’identité numérique

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  2. Romain Grousseau says:

    Cette notion d’utilisation du web 2.0 est certainement celle de demain, mais aussi et avant tout celle d’aujourd’hui et cette article en décrit très bien les caractéristiques. Cela me permet d’y voir plus clair. J’y adhère, car comme le dit très bien l’auteur de cette article, l’identité numérique est et doit être un acte pérenne. Les informations de notre identité numérique doivent être centralisés , d’une part pour ne pas en être la victime et d’autre part pour optimiser nos flux de communication. Je suis donc prêt pour signer un point d’orgue à cette anarchie de l’information web.

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